Le DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels) est obligatoire dans toutes les entreprises dès le premier salarié (art. R4121-1 du Code du travail). Il doit recenser tous les risques professionnels par unité de travail et être mis à jour au moins une fois par an pour les entreprises de 11 salariés et plus. Son absence expose l’employeur à une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 € et, en cas d’accident, à la reconnaissance de sa faute inexcusable.
Ce qu’il faut retenir
- Obligatoire dès 1 salarié, quelle que soit la taille ou le secteur de l’entreprise
- Mis à jour a minima une fois par an pour les entreprises de 11 salariés et plus
- Conservé pendant 40 ans depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021
Vous avez un DUERP dans vos dossiers, mais vous n’êtes pas certain qu’il soit à jour ? Ni qu’il couvre vraiment tous vos risques ? Vous n’êtes pas seul. Le DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels) est le document réglementaire le plus souvent incomplet ou obsolète dans les entreprises françaises. C’est aussi l’un des premiers que l’inspection du travail demande en cas de contrôle ou d’accident.
Ce guide couvre tout ce qu’un RH ou un responsable S&ST doit savoir sur le DUERP : définition exacte, obligations légales, contenu attendu, méthode de rédaction et risques en cas de manquement.
Qu’est-ce que le DUERP ?
Le DUERP est l’abréviation de Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels. L’employeur y consigne les résultats de son évaluation des risques. Ce document couvre la santé et la sécurité de tous les salariés. L’article R4121-1 du Code du travail pose l’obligation. L’employeur transcrit et met à jour dans ce document les résultats de l’évaluation qu’il conduit en vertu de l’article L4121-3.
Deux points essentiels à retenir avant d’aller plus loin.
D’abord, le DUERP n’est pas l’évaluation elle-même. C’est sa trace écrite. Une évaluation réalisée oralement ou sur le terrain, sans formalisation dans le document, n’existe pas juridiquement.
Ensuite, le DUERP n’est pas une liste générique de risques copiée sur internet. Il doit décrire les risques réels de l’entreprise, unité de travail par unité de travail, avec un niveau de gravité et d’exposition précisé pour chacun.
Qui est concerné par l’obligation DUERP ?
L’obligation s’applique à tout employeur dès le premier salarié, sans exception. Peu importe la taille de l’entreprise, son secteur d’activité ou sa forme juridique.
Sont notamment concernés :
- Les TPE et PME, y compris les auto-entrepreneurs avec salariés
- Les associations employant du personnel
- Les collectivités territoriales et établissements publics
- Les professions libérales employant du personnel
- Les entreprises de travail temporaire pour leurs salariés permanents
L’argument “on est une petite entreprise” n’est pas recevable. Un restaurant de 6 salariés sans DUERP est soumis exactement aux mêmes obligations qu’un groupe industriel de 500 personnes.
Quelles sont les obligations légales du DUERP ?
Le cadre légal de référence
Trois textes constituent le socle réglementaire du DUERP :
- Article L4121-3 du Code du travail : obligation d’évaluer les risques dans chaque unité de travail. Cette évaluation tient compte de l’exposition différenciée selon le sexe des salariés
- Article R4121-1 du Code du travail : obligation de transcrire ces résultats dans un document unique
- Loi n°2021-1018 du 2 août 2021 (loi Santé au travail) : renforcement des obligations de conservation, de consultation et de dépôt numérique
Pour une lecture article par article du Code du travail sur ce sujet, consultez ce que dit exactement la loi sur le DUERP.
À quelle fréquence le DUERP doit-il être mis à jour ?
La fréquence est encadrée par l’article R4121-2 du Code du travail. Trois situations déclenchent obligatoirement une mise à jour :
- Au moins une fois par an pour les entreprises de 11 salariés et plus
- Lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de travail ou la santé/sécurité des salariés
- Lorsqu’une information nouvelle sur un risque est portée à la connaissance de l’employeur
Pour les entreprises de moins de 11 salariés, la mise à jour annuelle n’est pas imposée. La loi exige toutefois un niveau de protection équivalent (article L4121-3 du Code du travail).
Conservation obligatoire sur 40 ans
Depuis la loi du 2 août 2021, l’employeur doit conserver toutes les versions successives du DUERP pendant au moins 40 ans. C’est l’article R4121-4 du Code du travail qui le prévoit. Cette obligation garantit la traçabilité des expositions. Un ancien salarié peut développer une maladie professionnelle des années après son départ : le DUERP doit en garder la trace.
Concrètement, un simple fichier non daté et écrasé à chaque modification est insuffisant en cas de contrôle..
La consultation obligatoire du CSE
Depuis 2021, l’employeur doit consulter le CSE sur le DUERP et sur chacune de ses mises à jour. Cette obligation découle de l’article L4121-3 du Code du travail. Si l’employeur omet cette consultation, il s’expose à un délit d’entrave (article L2317-1 du Code du travail).
Le dépôt dématérialisé : où en est-on ?
La loi prévoit le dépôt du DUERP sur un portail numérique national. À ce jour, ce portail n’est pas encore opérationnel pour toutes les entreprises (source : INRS). En attendant, les entreprises doivent conserver leur DUERP dans un format dématérialisé sécurisé. Ce format doit garantir l’intégrité du document et sa traçabilité sur 40 ans.
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Demander le diagnostic gratuitQue doit contenir un DUERP ?
Le contenu minimal du DUERP est défini par l’article R4121-1 du Code du travail. L’employeur doit y transcrire les résultats de l’évaluation des risques par unité de travail. Il établit un inventaire des risques identifiés, y compris ceux liés aux ambiances thermiques. Il y intègre également les actions de prévention à mettre en œuvre.
La structure par unité de travail
L’unité de travail est le niveau d’analyse de base du DUERP. Elle peut correspondre à un poste, un service, un atelier ou un groupe de salariés exposés aux mêmes risques.
Pour chaque unité de travail, l’employeur identifie les dangers présents (physiques, chimiques, biologiques, psychosociaux, organisationnels), le niveau d’exposition des salariés, la gravité potentielle des conséquences, les mesures de prévention existantes et les actions correctives à engager.
Les risques psychosociaux : une obligation souvent oubliée
La Cour de cassation juge que l’absence d’évaluation des RPS constitue un manquement autonome à l’obligation de sécurité. Cette position s’applique même sans accident avéré (Cass. Soc., 8 juillet 2014, n°13-15.470). Autrement dit, un DUERP qui ne traite que les risques physiques est juridiquement incomplet.
Plan d’actions : ce que la loi impose selon l’effectif
La loi de 2021 a renforcé l’articulation entre le DUERP et le plan d’action (article L4121-3-1 du Code du travail). Pour les entreprises de 50 salariés et plus, l’employeur doit établir un PAPRIPACT. Ce document fixe la liste des mesures, leurs conditions d’exécution, des indicateurs de résultat, une estimation des coûts et un calendrier. Pour les entreprises de moins de 50 salariés, les actions de prévention doivent figurer directement dans le DUERP. Dans tous les cas, un DUERP sans plan d’actions est incomplet.
Pour comprendre ce que le PAPRIPACT implique concrètement : PAPRIPACT : définition, obligations et mise en place.
Comment rédiger son DUERP ?
La méthode en 5 étapes
Étape 1 : Identifier les unités de travail : Une unité de travail regroupe les salariés exposés aux mêmes risques dans des conditions comparables. Dans une PME de 20 personnes, on obtient généralement entre 3 et 6 unités : “accueil et administration”, “techniciens terrain”, “encadrement”. L’erreur classique est de traiter toute l’entreprise comme une seule unité. L’évaluation devient alors trop générale pour être défendable en cas de contrôle.
Étape 2 : Recenser les dangers : Pour chaque unité de travail, lister tous les dangers présents : physiques (bruit, chutes, manutention), chimiques, biologiques, organisationnels ou psychosociaux. Les sources utiles : fiches de données de sécurité, rapports d’accidents antérieurs, données du service de prévention et de santé au travail, et retour direct des salariés. Un tour de terrain de 30 minutes par unité vaut mieux que deux heures de documentation.
Étape 3 : Évaluer les risques : Pour chaque danger identifié, croiser la probabilité d’occurrence et la gravité potentielle. La combinaison des deux permet de prioriser les actions. Il n’existe pas de grille imposée par la loi. L’essentiel est que la méthode soit cohérente, documentée et appliquée de façon identique pour toutes les unités.
Étape 4 : Définir les actions de prévention : Les mesures retenues doivent suivre les 9 principes généraux de prévention (article L4121-2 du Code du travail). La priorité va à la suppression du risque à la source. Viennent ensuite la réduction, la protection collective, puis la protection individuelle. Un DUERP qui liste uniquement des EPI est juridiquement insuffisant. Les EPI sont le dernier recours, pas la première réponse.
Étape 5 : Formaliser, dater et archiver : Le DUERP doit être daté, signé et archivé dans une version horodatée. Chaque mise à jour génère une nouvelle version à conserver pendant 40 ans (article R4121-4 du Code du travail). Un document Word non daté, écrasé à chaque modification, est insuffisant en cas de contrôle. Un avis indiquant les modalités d’accès doit par ailleurs être affiché dans les lieux de travail.
Pour structurer cette démarche sans repartir de zéro, Stoporisk met à disposition un modèle de DUERP gratuit, avec les instructions pour l’utiliser correctement : Modèle de DUERP gratuit : comment l’utiliser sans se tromper
Pour voir comment cette méthode s’applique concrètement selon votre secteur, consultez nos 3 exemples de DUERP BTP, tertiaire et industrie.
Qui peut rédiger le DUERP ?
La rédaction peut être confiée à un consultant, un responsable HSE ou un prestataire externe. Mais la responsabilité juridique de l’employeur ne se délègue pas. En cas d’accident, c’est toujours l’employeur qui doit démontrer que l’évaluation a été réalisée sérieusement.
Utiliser un modèle : avantages et limites
Un modèle de DUERP permet de structurer la démarche et de ne rien oublier. Mais un modèle générique rempli sans travail de terrain ne protège pas l’employeur en cas de contrôle ou d’accident.
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DUERP en ligne : quels outils et quand faire appel à un expert ?
Plusieurs outils numériques permettent de structurer et de gérer son DUERP en ligne. L’INRS propose notamment l’outil OiRA (Online interactive Risk Assessment), accessible gratuitement et adapté à plusieurs secteurs d’activité. Ces outils présentent des avantages réels : démarche guidée, mise à jour facilitée, export du document dans un format archivable.
Ils conviennent aux structures dont les risques sont limités en nombre et en complexité : un cabinet libéral, une petite association, un commerce sans activité physique intensive. Dans ces cas, OiRA permet une première évaluation sérieuse sans expertise préalable.
En revanche, certaines entreprises présentent des risques spécifiques : produits chimiques, travail en hauteur, co-activité avec des entreprises extérieures, risques psychosociaux importants. Pour elles, un outil générique laisse des angles morts. Un accompagnement expert garantit une évaluation exhaustive et défendable, au-delà de la simple conformité formelle.
Pour aller plus loin sur ce sujet : DUERP en ligne : quels outils et quand faire appel à un expert ?
Les erreurs les plus fréquentes
- Erreur 1 : Un DUERP copié sur un modèle internet sans travail de terrain Le DUERP doit décrire les risques réels de l’entreprise. Un document générique non adapté à l’activité ne constitue pas une évaluation des risques au sens du Code du travail.
- Erreur 2 : Un DUERP non mis à jour depuis plusieurs années Un DUERP daté de 3 ou 4 ans ne reflète plus la réalité du terrain. En cas de contrôle ou d’accident, l’employeur ne peut pas démontrer qu’il a évalué les risques récents.
- Erreur 3 : Les RPS absents du document L’absence d’évaluation des risques psychosociaux constitue un manquement autonome à l’obligation de sécurité (Cass. Soc., 8 juillet 2014, n°13-15.470).
- Erreur 4 : Pas de plan d’actions associé Un DUERP sans mesures correctives ni calendrier de mise en œuvre est juridiquement incomplet.
- Erreur 5 : Le CSE non consulté Depuis 2021, la consultation du CSE sur le DUERP et ses mises à jour est obligatoire (article L4121-3 du Code du travail). Son absence peut constituer un délit d’entrave.
Que risque l’employeur sans DUERP à jour ?
Les sanctions pénales actuelles
L’absence de DUERP ou son défaut de mise à jour constitue une contravention de 5e classe (article R4741-1 du Code du travail). L’employeur personne physique encourt une amende maximale de 1 500 €, portée à 3 000 € en cas de récidive. Pour une personne morale, l’amende atteint 7 500 €, portée à 15 000 € en récidive (article 131-41 du Code pénal).
Par ailleurs, ces amendes s’appliquent par infraction constatée. En pratique, plusieurs manquements distincts (absence de mise à jour, non-consultation du CSE, absence de plan d’actions) peuvent donner lieu à plusieurs contraventions cumulées.
Une nouvelle amende administrative en cours d’adoption (2026)
Au moment de la publication de cet article, la loi contre la fraude sociale a été adoptée par le Parlement le 11 mai 2026. Elle n’est pas encore promulguée au Journal officiel. Elle est soumise à la décision du Conseil constitutionnel et nécessite un décret d’application.
Si elle entre en vigueur, l’inspection du travail pourra prononcer directement une amende administrative, sans juge. Le montant peut atteindre 4 000 € par salarié concerné en cas d’absence ou de défaut de mise à jour du DUERP. Pour une entreprise de 25 salariés, cela représente jusqu’à 100 000 €. Sous l’ancien régime, le plafond était de 7 500 € pour une personne morale. À noter : cette amende et la contravention pénale seraient alternatives, non cumulables pour un même fait.
La faute inexcusable de l’employeur
C’est le risque financier le plus lourd en pratique. Lorsqu’un accident du travail ou une maladie professionnelle survient, le juge examine si l’employeur avait conscience du danger. S’il n’a pas pris les mesures nécessaires, le juge peut reconnaître sa faute inexcusable. Sans DUERP, le salarié n’a guère besoin de prouver grand-chose. L’employeur ne peut pas démontrer qu’il avait identifié le danger. Ce principe découle des arrêts amiante du 28 février 2002 (Cass. Soc., n°99-18.389).
Lorsque le juge reconnaît la faute inexcusable, la rente d’incapacité augmente. Le salarié obtient en outre l’indemnisation de l’ensemble de ses préjudices : souffrances, préjudice esthétique, préjudice d’agrément, perte de promotion professionnelle. La CPAM avance les sommes, puis se retourne contre l’employeur. Dans les cas les plus graves, les montants dépassent plusieurs centaines de milliers d’euros.
Les poursuites personnelles du dirigeant
Si l’accident entraîne des blessures graves ou un décès, le dirigeant s’expose à des poursuites pénales personnelles. Les chefs retenus peuvent être les blessures involontaires (article 222-19 du Code pénal) ou l’homicide involontaire (article 221-6 du Code pénal). Ces poursuites s’ajoutent aux sanctions administratives et civiles. Elles engagent la responsabilité du dirigeant en tant que personne physique, quelle que soit la forme juridique de l’entreprise.
DUERP et PAPRIPACT : quelle articulation ?
Le DUERP et le PAPRIPACT sont deux documents distincts mais étroitement liés.
Le DUERP est le document d’évaluation : il identifie et classe les risques. Le PAPRIPACT est le document d’action : il décrit les mesures à mettre en œuvre, avec un calendrier et des indicateurs de suivi.
L’un découle de l’autre. Sans DUERP à jour, construire un PAPRIPACT cohérent est impossible. Depuis la loi de 2021, cette articulation est obligatoire pour les entreprises de 50 salariés et plus (article L4121-3-1 du Code du travail).
PAPRIPACT : définition, obligations et mise en place (guide complet)
Pour aller plus loin
- DUERP : quelles sont vos obligations légales en tant qu’employeur ?
- Modèle de DUERP gratuit : comment l’utiliser sans se tromper ?
- DUERP exemple : 3 cas concrets BTP, tertiaire, industrie
- DUERP et Code du travail : ce que dit exactement la loi
- DUERP en ligne : quels outils et à quel moment faire appel à un expert ?
- PAPRIPACT : définition, obligations et mise en place (guide complet)
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Demander le diagnostic gratuitQuestions fréquentes
Oui. L’obligation s’applique dès le premier salarié, sans exception de taille, de secteur ou de forme juridique (article R4121-1 du Code du travail).
Au moins une fois par an pour les entreprises de 11 salariés et plus. Et immédiatement en cas d’aménagement modifiant les conditions de travail ou d’information nouvelle sur un risque (article R4121-2 du Code du travail).
Une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 € pour une personne physique (7 500 € pour une personne morale), portée au double en cas de récidive, en vertu de l’article R4741-1 du Code du travail. Et en cas d’accident, la faute inexcusable peut être reconnue, avec indemnisation intégrale des préjudices de la victime.
40 ans minimum depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021 (article R4121-4 du Code du travail). Toutes les versions successives doivent être conservées.
Plusieurs catégories de personnes peuvent consulter le DUERP (article R4121-4 du Code du travail) : les salariés et anciens salariés, les membres du CSE, le service de prévention et de santé au travail, les agents de l’inspection du travail, ainsi que les agents des organismes de sécurité sociale.
Le DUERP (Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels) est le document dans lequel l’employeur consigne les résultats de son évaluation des risques pour la santé et la sécurité de ses salariés. Il est obligatoire dans toutes les entreprises dès le premier salarié, en vertu de l’article R4121-1 du Code du travail.
Oui. Le DUERP est obligatoire dès le premier salarié, quelle que soit la taille de l’entreprise, son secteur d’activité ou sa forme juridique (article R4121-1 du Code du travail). L’absence de DUERP constitue une contravention de 5e classe passible d’une amende pouvant atteindre 1 500 € pour une personne physique et 7 500 € pour une personne morale.
La rédaction du DUERP incombe à l’employeur, qui peut se faire accompagner par un consultant, un responsable HSE ou un prestataire externe. Quelle que soit la solution retenue, la responsabilité juridique reste celle de l’employeur et ne peut pas être déléguée.
Le DUERP doit être mis à jour au moins une fois par an pour les entreprises de 11 salariés et plus. Une mise à jour est également obligatoire lors de tout aménagement important modifiant les conditions de travail, ou lorsqu’une information nouvelle sur un risque est portée à la connaissance de l’employeur (article R4121-2 du Code du travail).
Toutes les versions successives du DUERP doivent être conservées pendant au moins 40 ans depuis la loi Santé au travail du 2 août 2021 (article R4121-4 du Code du travail). Cette durée vise à garantir la traçabilité des expositions aux risques pour les anciens salariés susceptibles de développer une maladie professionnelle des années après leur départ.
L’absence de DUERP ou son défaut de mise à jour expose l’employeur à une amende pouvant atteindre 1 500 € (7 500 € pour une personne morale), portée au double en cas de récidive (article R4741-1 du Code du travail). En cas d’accident du travail, l’absence de DUERP facilite la reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur, ce qui peut engager sa responsabilité financière personnelle pour des montants bien supérieurs.
Sources :
- Article L4121-2 du Code du travail – Légifrance
- Article L4121-3 du Code du travail – Légifrance
- Article L4121-3-1 du Code du travail – Légifrance
- Article R4121-1 du Code du travail – Légifrance
- Article R4121-2 du Code du travail – Légifrance
- Article R4121-4 du Code du travail – Légifrance
- Article R4741-1 du Code du travail – Légifrance
- Article 131-41 du Code pénal – Légifrance
- Loi n°2021-1018 du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail
- Décret n°2022-395 du 18 mars 2022
- Cass. Soc., 28 février 2002, n°99-18.389 (arrêts amiante)
- Cass. Soc., 8 juillet 2014, n°13-15.470 (RPS)
- Projet de loi contre la fraude sociale et fiscale, adopté par le Parlement le 11 mai 2026 – non encore promulgué à la date de cet article


