webleads-tracker

Risque de chute

Chute de plain pied

Glissades, trébuchement, faux pas, pertes d’équilibre… Les chutes de « plain-pied » sont des accidents du travail encore trop souvent perçus comme étant inévitables et de caractère bénin. Contrairement à ces idées reçues, elles sont pourtant une des principales causes d’accidents dans l’environnement professionnel. Elles peuvent avoir des conséquences graves, parfois même fatales, pour les salariés victimes. Tous les secteurs d’activité sont concernés.

Un salarié chute en glissant sur un chiffon :

  • L’accident peut être généré par un élément non dangereux en soi (ici, le chiffon). L’organisation de l’espace de travail est mise en cause : absence de dispositif ou d’aménagement de collecte ou de rangement des chiffons.
  • La chute est liée au mouvement du salarié (ici, son déplacement) qui va perdre son équilibre en glissant sur le chiffon,
  • La préoccupation du salarié (charge cognitive) a distrait son attention et il n’a pas perçu la présence du chiffon sur le sol,

Les situations à risques résultent de la combinaison de plusieurs facteurs.

La prévention des chutes de plain-pied nécessite une approche globale
La démarche de prévention ne peut pas, à l’instar de nombreux autres risques, se limiter à la « neutralisation » d’une source de danger ou d’une nuisance identifiées. Elle doit appréhender dès le départ les situations de travail dans leur globalité. Elle doit ainsi porter simultanément sur plusieurs facteurs liés à  :

  • L’espace de travail,
  • L’ambiance physique susceptible d’influer sur les capacités d’attention,
  • l’activité du salarié et l’organisation du travail.

L’évaluation du risque, réalisée de manière participative, permet d’identifier les situations de travail exposant les salariés au risque de chutes de plain-pied. Elle va faire émerger les actions de prévention adaptées à la situation de l’entreprise. Une prévention efficace et durable suppose le plus souvent d’agir conjointement sur plusieurs paramètres : l’espace de travail, les sols, l’environnement, l’organisation et la sensibilisation des salariés.

Chute de hauteur

Travailler sur une charpente, un toit, un pylône, une plate-forme, un échafaudage… Qu’il soit temporaire ou régulier, le travail en hauteur peut être une activité à risque. Les chutes avec dénivellation constituent en effet la seconde cause d’accidents du travail mortels après ceux de la circulation. Pour prévenir les chutes de hauteur, il faut agir à la fois sur la conception des ouvrages ou des équipements, sur les postes de travail et sur les modes opératoires.

Les chutes peuvent survenir depuis :

  • des toitures, charpentes, terrasses de bâtiments…
  • des moyens d’accès à des zones en surélévation : échelles, escaliers, passerelles…
  • des pylônes ou d’autres équipements de travail (échafaudage, camion citerne…).

Le travail à proximité d’une tranchée, d’une fouille ou d’une falaise, bien que n’étant pas à proprement parler un travail en hauteur, présente les mêmes risques.
Les chutes depuis des hauteurs qui peuvent être considérées comme relativement faibles ne sont pas sans danger : en effet, chaque année, de nombreux accidents du travail sont dus à des chutes depuis des échelles et des escabeaux.

La démarche de prévention des risques des chutes de hauteur doit être conduite :

  • dès la conception d’un ouvrage ou d’un équipement de travail,
  • dans l’analyse du poste de travail,
  • dans l’analyse du mode opératoire pour les travaux d’installation et de maintenance.

Cette démarche nécessite souvent d’impliquer des acteurs différents (concepteurs, maîtres d’ouvrage, utilisateurs des équipements…) pour aboutir à une solution satisfaisante.